21 mars 2006
Panem et Circences
Pour refuser de voir l'avis négatif des Parisiens sur la circulation, Bertrand Delanoë répondait "Jeux Olympiques". C'est raté et on comprend pourquoi si les Commissaires Olympiques ont été confrontés aux embouteillages...
Maintenant, on met l'accent sur les fêtes et sur Paris Plage. Sous couleurs de rêve et de la société des loisirs chère à Karl Marx, Paris Plage sert en fait à fermer les quais à la circulation pour faire plaisir aux écologistes indispensables politiquement au Maire et déterminés à faire appliquer coûte que coûte leur "politique antibagnoles". La bonne vieille recette du pain et des jeux, manipulation politique de la fête. Un million et demi d'euros pour créer un embouteillage polluant sur les quais au-dessus de la plage, dans une ville avec 111 jours de pluie par an...
C'est un bon coup politique, un divertissement-diversion. C'est nouveau, c'est gratuit, c'est la fête, comment critiquer sans passer pour un rabat-joie ? Opération coûteuse au bénéfice des quelques privilégiés allongés sur des chaises longues qui font le "spectacle". Pourtant, Paris offre de nombreux espaces verts et fontaines plus accueillants pour se détendre au milieu de l'été.
Pendant ce temps, la Mairie, après une consultation truquée, poursuit son petit bonhomme de chemin dans le dos des citoyens pour préparer une ville sans projet, mais sans voitures, qui fait fuir les entreprises, les investisseurs, les chercheurs, les étudiants et même les touristes.
Terminé l'expansion économique et le rayonnement international d'une Capitale Mondiale. Il reste Paris Plage. Triste fin de règne à nos frais.
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